Pa011977

La médaille miraculeuse, la chapelle de la rue du Bac (Paris)

 

Au 140 rue du Bac, Paris, vous entrez dans une vaste
chapelle appartenant aux sœurs de la charité, fondées par saint Vincent de
Paul. C'est un haut lieu de pèlerinage ! En effet, la Vierge y
est apparue en 1830 à sainte Catherine Labouré (1806- 1876) et a offert au monde
la médaille miraculeuse…

Le calendrier liturgique romain en propose la mémoire le
27 décembre.

 

Les évènements de 1830, un message pour aujourd'hui*

 

Marie sans péché, un message d'espérance

Le 27 Novembre 1830, selon son témoignage, la Vierge Marie lui a révélé sa
mission :

« Il s’est formé un tableau autour de la Sainte Vierge où
il y avait écrit ces paroles en lettres d’or : Ô Marie conçue sans péché, priez
pour nous qui avons recours à vous. »

 

Cette invocation : « Ô Marie conçue sans péché », Sainte Catherine a reçu
mission de la répandre dans le peuple de Dieu, à travers la Médaille
Miraculeuse, bien avant la proclamation du Dogme de l’Immaculée Conception, par
le Pape Pie IX, le 8 Décembre 1854.

La Foi de l’Église en l’Immaculée Conception s’enracine d’abord dans la
Parole de Dieu : l’Évangile de l’Annonciation (Lc 1, 28-38) : Dieu a eu besoin
du « oui » d’une femme pour venir à la rencontre de l’humanité et lui apporter
la joie du salut.  Pour accueillir le Fils de Dieu, Marie ne pouvait avoir en
son cœur aucune trace de refus. Dieu avait besoin que le don de son Amour
rencontre une Foi parfaitement pure, une âme sans péché.

La Foi de l’Église en l’Immaculée Conception est un formidable message
d’espérance.  Si Marie est associée à son Fils dans une victoire totale sur
les forces du Mal, ce que Dieu a fait pour Marie, Il l’a fait pour nous à notre
Baptême. Dieu nous invite à partager la joie et la sainteté de Marie. Nous
pouvons compter sur la puissance de la grâce de l’Amour de Dieu pour dominer
toute tendance mauvaise en nous.

 

Venir à l'autel recevoir les grâces qui nous viennent de Jésus

Vous venez prier dans cette chapelle où la Vierge Marie a confié à Sainte
Catherine qu’au milieu des difficultés et des souffrances du temps présent, il
ne faut pas se laisser prendre par le découragement.

« Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les
personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur. Elles seront répandues
sur les grands et les petits. »

 

Sur cet autel, ce matin, nous allons célébrer
l’Eucharistie qui rend présent le sacrifice d’Amour de Jésus sur la Croix.

Lorsque nous viendrons communier au corps de Jésus mort
et ressuscité, nous recevrons les grâces qui nous viennent de la mort de Jésus
sur la Croix ; la libération de la mort et du péché. C’est cette grâce venant
déjà de la mort de son Fils, que Marie a reçue dès sa conception.

 

Une médaille pour stimuler la confiance et la prière

Mais Marie, en union avec son Fils, a désiré que ces grâces se répandent très
largement dans tout le peuple de Dieu, auprès des ouvriers, des plus pauvres,
des plus petits, et dans le monde entier. C’est la raison pour laquelle elle a
demandé ici à Sainte Catherine:

« Faites frapper une médaille. Les personnes qui la
porteront recevront de grandes grâces : les grâces seront abondantes pour les
personnes qui auront confiance. »

« Ces rayons que vous voyez, ce sont les grâces que je
répands sur les personnes qui me les demandent. »

« Ces pierres qui restent dans l’ombre figurent les
grâces qu’on oublie de me demander . »

Cette médaille et ces paroles transmises par Sainte Catherine nous redisent
que nous sommes aimés de Dieu, que nous avons du prix à ses yeux. Ce qu’Il nous
demande simplement pour nous combler, c’est de nous approcher de Lui, avec Foi
et Confiance.

Pour pouvoir écouter en profondeur ceux qui souffrent, il est important
d’abord comme Marie et Sainte Catherine Labouré, d’écouter le Seigneur, de
prendre le temps de s’asseoir pour méditer sa Parole. Seul un cœur qui écoute
peut entendre les grandes souffrances et les apaiser. « Quant à Marie, elle
retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur ! » Que notre écoute
du Seigneur avec Marie nous permette de tendre l’oreille pour entendre les cris
que personne n’entend et ainsi devenir des consolateurs, marcher avec ceux qui
sont seuls.

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